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A quoi je joue maintenant ?

    · French

    Parfois des situations de management et d’éducation peuvent furieusement se ressembler.

    Comme beaucoup d’enfants de son âge, mon neveu de 7 ans s’ennuie rapidement. Et comme beaucoup d’enfants de son âge, il a pris l’habitude d’aller demander à sa maman ce qu’il peut faire, à chaque fois qu’il termine un jeu. Bien sûr, les propositions de sa mère ne lui plaisent pas forcément du premier coup, et s’en suivent assez souvent de longues minutes de négociations. Plusieurs fois par jour.

    Ayant récemment passé un peu de temps avec eux lors des fêtes de fin d’année, je me suis demandé s’il était possible de construire un outil qui permettrait d’automatiser les suggestions de ma belle-soeur, et de donner un cadre créatif à mon neveu.

    Comme il m’avait montré la veille des cocottes en papier avec lesquelles il jouait (pour faire apparaître les mots inscrits à l’intérieur de manière aléatoire), je lui ai demandé si c’était possible de fabriquer une cocotte dans laquelle il inscrirait tous ses jeux préférés. Il ne lui resterait plus qu’à choisir un nombre, faire bouger la cocotte autant de fois, et de lire le jeu qui en ressort.

    Succès immédiat ! Plus besoin d’aller voir maman pour savoir à quel jeu jouer ; ils sont tous inscrits dans la cocotte (qu’il peut refaire tourner si le jeu qui ressort ne lui plaît pas).

    Cette situation m’a beaucoup fait penser à un classique des articles de management, Management Time: Who’s Got the Monkey?, paru initialement en 1974 dans le Harvard Business Review. Dans cet article, les auteurs traitent d’un problème récurrent (et indémodable) des managers : être le problem-solver par défaut des membres de leur équipe (et donc d’être constamment phagocyté par leurs urgences).

    Ils utilisent pour cela la métaphore du “singe sur le dos”, qui est en fait le problème rencontré par un collaborateur qui vient voir son manager pour lui demander de l’aide. Le manager ne peut pas l’aider immédiatement et lui dit qu’il va s’en occuper. Il prend donc métaphoriquement le singe sur son dos à lui.

    Les solutions que proposent les auteurs aux managers confrontés à ce problème : donner des cadres de résolution de problèmes aux collaborateurs (la cocotte en papier), les coacher (en gardant le nombre de singes au minimum) et “tuer le singe” quand il y en a trop (ou que le problème n’est pas aligné avec les objectifs de l’entreprise).

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